D’origine japonaise, le haïku est un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l’évanescence des choses (1). Souvent, il est lié à la nature et au cycle des saisons. Sa construction est très codifiée. Pour ma part, ne lisant pas le japonais couramment, je dois me contenter des traductions. Elles doivent nécessairement être très complexes à réaliser car il faudrait réussir à traduire l’esprit et la musicalité en cherchant à respecter le rythme.
Malgré cette distance, je me suis régalée dès que j’ai découvert les haïkus. En effet, ils font souvent état de choses simples, qu’on oublie de regarder ou auxquelles on ne semble pas accorder d’importance. La brise, une herbe, de l’eau, un animal, le ciel… sont autant de sujet que je retrouve avec plaisir dans ces petits poèmes.
Une autre chose qui me séduit particulièrement dans les haïkus, est l’humour qu’on y trouve (ou que j’y trouve ?) Je trouve que c’est souvent plein de clins d’œil, d’amusement, quitte à renoncer.

m’a tout emporté, sauf
la lune qui était à ma fenêtre » – Moine Ryôkan

j’aurai plaisir à fouler
les prairies de l’été » – Poème inscrit sur la tombe de Hokusai
Exercice fait en stage en juillet 2014
Ils rejoignent facilement les textes qui m’inspire et que je cherche à mettre en lumière, à calligraphier.
Le premier haïku que j’ai calligraphié était un de Bashō, un des plus grand maître du haïku (mais ça, je ne le savais pas).

Enthousiaste, j’ai même écrit mon propre « haïku ». Je prends des précautions en utilisant le mot car je n’ai jamais appris quel est le rythme exact à respecter, ni même les règles. Je l’ai écris plus dans l’idée de me faire plaisir et de m’amuser, moi aussi, d’une sensation simple lié aux éléments et à la nature.

Depuis, de temps en temps, j’ose piocher parmi ces petites pépites que j’adore et j’en calligraphie quelques-uns.

la nuit désormais
se change en aube » – Buson Yosa


que d’aller dans le printemps
Rien de plus » – Yosa Buson
Bien sûr, j’ai acheté des livres sur le sujet. Il y en a un que j’ai préféré – et de loin. Je vous le recommande chaudement car je trouve qu’il explique merveilleusement bien l’esprit pourtant « évanescent » des haïkus (ou, du moins, ce que moi j’aime y trouver) :
Fourmis sans ombre : le livre du haïku, anthologie-promenade par Maurice Coyaud, éditions libretto.(L’acheter chez un libraire indépendant)
Laisser un commentaire